
L'Osmothèque, le conservatoire International des parfums
Les créations humaines sont souvent fragiles et depuis toujours, les hommes ont tout fait pour les préserver de l'usure du temps, de la perte, de l'oubli en édifiant
des musées et des bibliothèques pour en perpétuer le souvenir. Les créations en parfumerie sont certainement parmi les plus fragiles et les plus évanescentes de
toutes les créations humaines. Or rien n'avait été fait jusqu'à présent pour rassembler et préserver de cette usure du temps les créations de parfumerie.
Comment est née l'Osmothèque ?
Depuis des années, l'idée d'une « maison des parfums » où les professionnels et les amateurs pourraient redécouvrir les parfums qu'ils ont aimés, était à l'étude à la Commission Technique de la Société Française des Parfumeurs. Mais il a fallu attendre la réunion de trois partenaires : la Société Française des Parfumeurs, le Comité Français du Parfum et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Versailles-Val d'Oise-Yvelines, pour que l'idée devienne réalité.
La Chambre de Commerce et d'Industrie a immédiatement mis à disposition des locaux situés dans son école de la Parfumerie (ISIPCA) et financé l'installation de l'Osmothèque. Ainsi est née l'Osmothèque, collection vivante des parfums existants ou disparus, où le visiteur - professionnel ou simple amateur et curieux - pourra sentir les parfums de son choix rassemblés et conservés pour la première fois dans l'histoire.
L'Osmothèque a été inaugurée le 26 avril 1990.
La collection de l'Osmothèque
La vocation de l'Osmothèque est non seulement de recenser et rassembler les parfums existants ou à venir,
mais aussi de retrouver la trace des grands classiques disparus et de les faire renaître. Ainsi en a-t-il été des
fameux parfums de Paul Poiret, premier grand couturier à avoir créé dès 1910 ses propres parfums sous la
marque « Les Parfums de Rosine ». Nous redécouvrirons à l'Osmothèque : Arlequinade, Pierrot,
Le Balcon, Nuit de Chine, Habera, Coupe d'Or, Coup de Foudre, Le Fruit Défendu, etc.
Mais d'autres créateurs de génie sont représentés comme François Coty (1876-1934), avec lui naquit en
1900 la grande parfumerie française. Parmi ses succès refaits pour l'Osmothèque : La Rose Jacqeminot
(1904), Ambre Antique, LOrigan, La Jacée (1905), Le Chypre (1917) et Émeraude (1921).
Citons encore les Parfums Houbigant avec la fameuse Fougère Royale (1882), Le Parfum Idéal (1900),
Quelques Fleurs (1912), etc; les Parfums Mury avec Narcisse Bleu (1920); les Parfums Millot et le célèbre
Crêpe de Chine (1925); les Parfums Lucien Lelong dont Le Jasmin (1930); Le Dandy (1925) des Parfums
d'Orsay; l'Eau de Lubin (1798); Zibeline (1928) et Antilope (1945) des Parfums Weil.
Bien d'autres anciens parfums dont Le Parfum Royal, parfum romain du 1er Siècle, L'Eau de La Reine de
Hongrie (14è Siècle), Eau de Napoléon 1er à Sainte-Hélène figurent dans cette collection.
La liste des parfums disparus, spécialement refaits pour l'Osmothèque n'est pas close loin de là.
Visite à l'Osmothèque L'accueil du public se fait uniquement sur rendez-vous, lors de permanences assurées par les «Osmothécaires» qui se chargent de faire « sentir » les parfums à l'aide de mouillettes ou touches olfactives ainsi que de toutes les manipulations.
Réservez la date de votre choix en appelant le (01) 39 55 46 99
POUR SOUTENIR SON ACTION DEVENEZ MEMBRE DE LA SAO - Société des Amis de l'Osmothèque
Pour plus d'informations, cliquez ici
|